Julia Daviy met l’impression 3D au service du prêt à porter
18 février 2019
De nombreux créateurs de mode se sont penchés sur l’impression 3D, que ce soit pour créer des chaussures ou des vêtements, cette technologie leur a permis de tester de nouvelles formes, matières et volumes.
Cependant, nous sommes encore loin d’une démocratisation de la mode imprimée en 3D et la majorité des créations proposées ne sont pas adaptées au quotidien. Trop lourdes, fragiles, ou tout simplement trop encombrantes, elles trouvent plus facilement leur place sur les podiums et dans les musées que dans nos rues.
Passionnée d’impression 3D depuis 2016, la créatrice américaine Julia Daviy est bien décidée à rendre la mode 3D printed accessible à tous …
Une démarche environnementale avant tout …
Nous en avons tous conscience, l’industrie textile est loin d’être eco-friendly. Polluante et gourmande en énergie, elle produit également une quantité astronomique de déchets. Du fait de la découpe, près d’un tiers des tissus fabriqués terminent à la poubelle.
Soucieuse de proposer des vêtements respectueux de l’environnement, c’est donc tout naturellement que Julia Daviy s’est tournée vers l’impression 3D et sa fabrication zéro déchet.
Mais contrairement à ses prédécesseurs, la créatrice américaine ne souhaite pas créer de vêtements aux looks futuristes ou extravagants. Pour elle, les vêtements imprimés en 3D doivent offrir le même confort que des vêtements traditionnels et être portés au quotidien.
Ainsi, pour créer sa première collection, Julia Daviy a utilisé des imprimantes 3D grands formats permettant de s’approcher au maximum d’un effet tissu et de limiter les assemblages manuels, l’utilisation de colle ou de matériaux tiers. En résulte des vêtements aux coupes contemporaines et aux tombés fluides.
Expérimentation et démocratisation …
Pour Julia Daviy, cette collection, judicieusement nommée « The Liberation Collection », n’est qu’un premier pas vers la démocratisation de la mode imprimée en 3D. A l’avenir, la créatrice souhaite simplifier au maximum les logiciels de modélisation 3D afin de permettre à ses clientes de participer au processus créatif de leurs vêtements.
Ainsi, ces dernières pourraient créer leurs propres tenues ou personnaliser des modèles existants et les faire imprimer à la demande.
En attendant, « The Liberation Collection » devrait être commercialisée à partir du printemps 2019.